FAQ

Qu’est-ce qu’une installation solaire thermique ?

Présentation

Présentation d’une installation solaire thermique

Le solaire thermique correspond à la conversion du rayonnement solaire en énergie calorifique, à plusieurs niveaux de température.

Toit équipé de panneaux solaires thermiques
Traditionnellement, ce terme désigne les applications à basse et moyenne température dans le secteur du bâtiment.
Les plus répandues sont:

  • – la production d’eau chaude sanitaire
  • – le chauffage de locaux
  • – le chauffage de piscines.

Toujours dans le domaine de la basse température, on peut également citer le solaire passif, par opposition aux applications précédentes utilisant des composants dits actifs (les capteurs solaires).
Reposant sur des concepts de génie civil et climatique, il regroupe notamment le préchauffage de locaux, le séchage en secteur agricole (fourrages, fruits, …) ou traitement de déchets (résidus végétaux, boues de station d’épuration, …).

A l’autre bout du spectre se trouvent les applications du solaire concentré (hautes températures).
Les principales sont la production d’électricité par voie thermodynamique, la chimie solaire (production de vecteurs énergétiques comme l’hydrogène, production de substances utiles, décontamination, …).
Elles pourraient apporter des solutions extrêmement intéressantes, notamment pour les zones disposant d’un fort ensoleillement direct.

Le solaire thermique «classique», dit à «basse température».
Intégrant désormais les gammes de tous les principaux chauffagistes et intéressant de plus en plus les autoconstructeurs, le chauffe-eau solaire et le chauffage solaire n’ont plus à faire preuve de leur pertinence au Nord comme au Sud de la France.

Comment se chauffer grâce au Soleil ?
L’énergie solaire peut servir à chauffer votre eau sanitaire grâce à un chauffe-eau solaire individuel (CESI), mais aussi alimenter un système ayant la double fonction de chauffage et de production d’eau chaude : le système solaire combiné (SSC), aussi appelé “SSC” ou « Combi ».
D’une façon générale, un chauffe-eau solaire couvre entre 60 et 80 % des besoins en eau chaude, et un SSC de 25 à 60 % des besoins totaux de chauffage et d’eau chaude.

Le chauffage solaire

Maison équipée de panneaux solaires thermiques

 

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Avec un plancher chauffant basse température, le fluide caloporteur peut circuler directement dans les tuyaux du plancher.
L’inertie de la dalle de béton permet alors de stocker la chaleur et de transmettre une chaleur douce et uniforme à toutes les pièces de la maison.
Un circuit de dérivation permet de chauffer un ballon pour la production d’eau chaude sanitaire.
Avec les autres systèmes, la chaleur est stockée dans un réservoir d’eau tampon.
L’eau chaude est utilisée pour chauffer l’habitation à l’aide d’émetteurs basse température.
L’eau chaude sanitaire est tirée du même réservoir ou d’un second ballon.

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Le chauffe eau solaire

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Toit équipé de panneaux solaires thermiques

Comment fonctionne un chauffe-eau solaire?
A l’intérieur d’un capteur circule un réseau de tubes métalliques soudés à une plaque métallique recouverte d’un oxyde noir pour absorber la chaleur et émettre le moins possible.
Le tout est placé dans un cadre isolé et surmonté par une plaque de verre pour créer l’effet d’une mini-serre.
Un circuit transporte le fluide caloporteur (eau et antigel) vers le ballon de stockage.
La circulation est “forcée” par un circulateur, une pompe électrique activée par un dispositif de régulation: quand la sonde du ballon est plus froide que celle des capteurs, la circulation est mise en marche. Dans le cas contraire, la circulation s’arrête.
A l’intérieur du ballon, un serpentin cède les calories à l’eau, le fluide refroidi repart vers le capteur pour un nouveau cycle.
Pour relayer les capteurs en cas d’ensoleillement insuffisant, une chaudière d’appoint utilisant une autre énergie (bois, gaz, fioul) ou une résistance électrique dans le ballon est nécessaire.

Parmi tous les appareils disponibles sur le marché, le chauffe-eau solaire se révèle aujourd’hui comme le système de chauffage le plus écologique et le plus économique.
Facile d’installation, ce type de chauffage convertit le rayonnement émis par le soleil en une source importante de chaleur.

Un chauffe-eau solaire offre de nombreux avantages pour son utilisateur.
C’est justement la raison pour laquelle beaucoup de personnes optent pour ce moyen de chauffage, qui tend, progressivement à se démocratiser.

L’économie, l’efficacité, la durabilité et son coté écologique sont les principaux facteurs incitant les consommateurs à acheter un chauffe-eau solaire.
Non polluante, économique, facilement disponible, renouvelable, aisément transformable, voilà ce qu’est l’énergie solaire !
On peut s’en servir pour produire de l’électricité via les panneaux photovoltaïques, ou alors en tirer bénéfice pour un chauffe-eau solaire individuel.
Vous l’utilisez pour vous fournir de l’eau chaude sanitaire.

Les chauffe- eau solaires sont des équipements robustes et fiables qui se retrouvent dans presque 100 000 foyers français.

Plus vos besoins vont être importants (grands volumes à alimenter en eau chaude, famille nombreuse, plusieurs salle-de-bain, camping, …) plus l’investissement dans un chauffe- eau solaire sera un choix judicieux.
Un chauffe- eau solaire est économique, son coût d’usage est maitrisé, jusqu’à 70% d’économie d’énergie selon les conditions d’installation pour la production d’eau chaude sanitaire.
Il est facilement utilisable pour un confort thermique durable, le chauffe-eau solaire couvre tous les besoins d’eau chaude en été comme en hiver.

Partout en France, même les régions moins ensoleillées, on rencontre des installations de chauffe- eau solaire …

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Les panneaux solaires thermiques

Chauffage solaire en montagne

Profiter de la chaleur du Soleil pour permettre un apport d’énergie dans une habitation, c’est pouvoir chauffer de l’eau pour un usage sanitaire (ECS) et/ou pour permettre son emploi dans un réseau de chaleur (Chauffage).
Dans les 2 cas, la surface installée (surface Hors tout) sera celle dont il faudra tenir compte car c’est la surface occupée par le champ solaire.
A surfaces hors tout identiques, il est important de comparer les performances des différents matériels disponibles sur le marché.
A ce titre et suivant les resultats de tests hamonisés des laboratoires européens, nous avons tracé les courbes de rendement de différents capteurs.

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Comparaison de capteurs solaires thermiques 2012
Le graphique a été réalisé suivant les données disponibles au CSTB et/ou à l’ESTIF.

Le graphique présenté ci dessus montre 3 plages distinctes:

1- La plage d’usage:
C’est dans cette plage que les capteurs solaires se doivent de fonctionner le plus longtemps possible.
Produire de l’eau chaude jusqu’à 60°C en été, par exemple, ne doit pas présenter de contrainte particulière et le champ solaire doit avoir le meilleur des rendements.
2- La plage extrême de fonctionnement:
Au delà d’un seuil normal de fonctionnement (toujours notre exemple de vouloir avoir 60°C dans notre stock d’ECS en été), nous pouvons toujours souhaiter « remplir » le stock à maxi pour constituter une réserve d’énergie supplémentaire.
Dans ce cas très précis, les performances du champs solaire peuvent se dégrader dans porter préjudice au fonctionnement car nous gérons alors un ‘surplus ».

3- La plage d’impossibilité de fonctionnement:
Dans cette plage, comme son nom l’indique, il est impossible que le capteur solaire puisse fonctionner. En effet, autoriser le fonctionnement d’un champ solaire avec un DT supérieur à 80°C, cela revient à croire qu’un champ solaire puisse produire avec le fluide contenu dans ses capilaires en état… vapeur.
ce qui est rigoureusement impossible.

Le capteur idéal
Un capteur solaire thermique idéal, dans une installation de production de l’eau chaude sanitaire et/ou d’appoint au chauffage, sera un capteur qui aurait un rendement le plus proche possible de 1 lorsqu’on en a vraiment besoin, un baisse progressive de son rendement au fur et à mesure que son utilité décroit et un rendement nul lorsque l’on souhaite le champ solaire non opérationnel.

Choisir son capteur solaire:
Si le graphique montre bien clairement l’incohérence de fonctionnement des capteurs à tubes sous vide qui produisent quasiment toujours avec le même rendement quelque soit le besoin, les capteurs solaires thermiques plans ont un comportement nettement plus adapté à l’usage conventionnel que l’on est en droit d’attendre.

Les capteurs solaires thermiques plans équipés de vitrage anti-reflet produisent en moyenne 5% de plus que des capteurs non AR.

Ainsi, acheter un capteur solaire thermique plan 400 euros TTC pour 2,5m2 de surface HT et un rendement moyen de 0,6 dans la plage d’usage revient STRICTEMENT au même prix que d’acheter un capteur solaire plan 560 euros TTC pour 2,8m2 et un rendement de 0,75…
Sans compter l’énergie d’appoint non consommée (prise en charge par le delta de 25% de mieux) qui permet, au prix actuel de l’énergie, un gain de 150 euros sur 5 ans pour une installation avec seulement 1 seul capteur (2,5m2)!

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Performances comparées tubes et plans

Performances comparées des capteurs solaires thermiques à tubes sous vide et des capteurs solaires thermiques plans dans le cadre de la production d’énergie pour la production d’eau chaude sanitaire et le chauffage d’habitation

Le « CENTRE OF EXCELLENCE FOR SOLAR ENGINEERING » (ref. en bas de page) des Sciences Appliquées de l’université d’Ingolstadt a étudié un système solaire combiné au chauffage d’une maison commune à 2 familles.

Les objectifs de ce projet étaient de démontrer la pertinence de l’usage du solaire thermique (passif et actif) dans l’habitat individuel et/ou le petit collectif et de réduire les émissions de CO2.
Ainsi, un accent a été mis sur l’emploi des capteurs solaires thermiques (plans et à tubes sous vide) pour la préparation de l’eau chaude sanitaire et le chauffage des locaux.

Ce bâtiment, maison typique de 2 familles situé dans la campagne bavaroise, a été initialement construit dans les années 1970. Il fut rénové au début des années 90 où une attention toute particulière a été portée sur l’isolation thermique ainsi que sur l’apport solaire passif et actif (Installation de grandes baies vitrées au Sud et de capteurs plans intégrés en toiture).

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Un équipement de mesure a été installé dans le bâtiment pour surveiller le comportement thermodynamique des composants du système et notamment le rendement énergétique spécifiques des capteurs solaires thermiques des 2 technologies.
L’installation du réservoir de stockage de 800 litres est justifié par le besoin d’étude du comportement en stratification d’un tel équipement.
L’étude a été réalisée durant l’hiver 2004/2005 et présente le résultat de l’analyse comparée des deux technologies principales de capteurs solaires thermiques présentent sur le marché.
Sur le graphique des résultats (voir dernière image en fin de document), à coté de l’irradiation solaire ont été placés les rendements rapportés à la surface d’entrée et à la surface hors tout des deux champs solaires.
Au cours de la période observée, le champ de capteurs plans à généré un rendement plus élevé, par unité de surface brute (hors tout), que le champ de capteurs à tubes sous vide, et ce en dépit de leurs relatives moins bonnes performances nominales.
L’examen du rendement rapporté à la surface hors tout est essentiel lorsqu’il faut comparer les productions effectives ces deux technologies dans des situations réelles de production (en plus des mesures de laboratoire).
La surface hors tout est une caractéristique plus qu’importante pour les consommateurs car la superficie brute est celle requise pour son usage (le toit, le sol, …) à produire de la chaleur. C’est cette surface qui doit être disponible (et donc assumée, payée) par l’investisseur, par le propriétaire du bâtiment.
Dans le cas, par exemple, d’une installation d’un champ de capteurs solaires thermiques sur le toit, c’est la surface du toit qui limite la surface de capteurs à installer.
Le système de chauffage composé d’une chaudière à fioul couplée à un champ de capteurs solaires plans de 6 mètres carrés (*) et d’un plancher chauffant a été modernisé dans le cadre de cette étude en y ajoutant un champ de capteurs à tubes sous vide modernes de 15 mètres carrés (*) et un réservoir de stockage de 800 litres.
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Considérant les surfaces d’entrées des 2 champs de capteurs, il était attendu que la performance du champ de capteurs à tubes sous vide serait supérieure à celle des capteurs plans et ceci tout particulièrement lors des périodes froides.
Mais durant la saison d’hiver, il a été constaté que le champ de capteurs plans produisait au moins autant que le champ de capteurs à tubes sous vide.
Ceci est d’autant surprenant au regard des performances théoriques et nominales affichées par les capteurs à tubes sous vide.
(*): Sur le schéma, une petite coquille s’est glissée: Il faut inverser les valeurs affichées de surfaces d’entrée (aperture area) et les surfaces hors tout (gross area).
Il est en effet impossible, par construction, d’avoir une surface hors tout plus petite qu’une surface d’entrée, quelque soit la technologie de capteur considérée.

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La figure ci dessus montre un enregistrement du comportement de l’installation sur une période typique de janvier 2005. Les 28 et 29 janvier, l’ensoleillement est modéré et la température ambiante extérieure est relativement faible (inférieure à 0°C). Nous constatons que seuls les capteurs plans produisent. Le 30 janvier, les conditions sont normalement réunies pour permettre de tirer le meilleur parti des capteurs à tubes sous vide: l’ensoleillement est important (>600W/m²)et la température extérieure reste similaire aux deux jours précédents. Hors, nous constatons que le champ de capteurs à tubes sous vide ne produit que durant une très courte période, située plutôt vers la fin de l’après midi, lorsque le Soleil se couche. En comparaison, les capteurs plans produisent toute la journée et permettent de fournir de l’énergie à un niveau suffisant pour monter la température du stock à 50°C. En fait, durant toute cette journée, idéale pour les capteurs à tubes sous vide, et jusqu’en fin d’après midi, les capteurs à tubes sous vide sont couverts de givre et leur dégivrage très lent s’explique par leur système d’isolation cependant très efficace.

panneau-solaire-thermique-tubes-et-neigeLes images suivantes montrent les comportements des 2 champs de capteurs solaires thermiques (tubes sous vide et plans) en cas d’accumulation de neige ou en cas de givre.
La neige peut glisser sur la surface en verre bien lisse des capteurs plans. Par contre, elle reste coincée entre les tubes des capteurs à tubes sous vide (malgré une pente significative de plus de 33° – 60%) et forme alors un masque rendant alors impossible toute production solaire.

 

Le givre disparait très vite des capteurs plans car leur niveau d’isolation est inférieur à celui des capteurs à tubes sous vide

Le givre reste une bonne partie de la journée sur les capteurs à tubes sous vide car leur isolation est performante.

 

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Les capteurs ont été placé sur le toit du bâtiment exposé au Sud mais la lucarne centrale génère des ombres sur les 2 champs.

Cependant, les capteurs à tubes sous vide ont été montés sur la partie Ouest de la toiture qui est, en général, le coté le plus favorable à la décongélation.
De plus, une bonne partie du champ de capteurs à tubes sous vide ne subit pas l’ombre porté par la lucarne alors que tout le champ de capteurs plan est monté sur la partie inférieure de la toiture.

En Conclusion:
Ces deux types de capteurs solaires thermiques sont ordinairement considérés comme appropriés au chauffage solaire dans les climats d’Europe Centrale.Les capteurs à tubes sous vide, cependant, n’atteignent pas le niveau de rendement supplémentaire attendu.

Ainsi, les capteurs plans restent bel et bien une réelle alternative intéressante aux capteurs à tubes sous vide.

A contrario, en période d’hiver, période censée être la plus favorable pour les capteurs à tubes sous vide, ceux ci présentent de vraies faiblesses conceptuelles.

Ce projet a été soutenu financièrement par le Ministère d’Etat Bavarois à l’environnement, la santé publique et la protection des consommateurs.

Calculs de rendements

Calculs de rendements d’une installation solaire thermique

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Les performances d’un capteur sont données suivant les caractéristiques de rendement n0, a1 et a2.

n0 étant le coefficient optique du capteur, a1 étant les pertes par conduction et convection et a2 étant les pertes par rayonnement.
Nous avons données suivantes:
Ta : Température ambiante;
Te : Température de l’eau à l’entrée des capteurs;
Ts : Température de l’eau à la sortie des capteurs;
Tm : Température moyenne de l’absorbeur et du fluide : TM = (Te-Ts)/2;
H : Flux solaire sur le capteur;
P : Puissance utile du capteur en instantanée;
n : rendement du capteur à l’ensoleillement donné et au DT donné;
n0 : Coefficient de conversion optique du capteur (sans dimension);
a1 : Pertes thermiques par conduction du capteur (W/m².K)
a2 : Pertes thermiques par conduction du capteur (W/m².K²)
(Tm-Ta) est appelé DT.
n0 x H est l’énergie absorbée par le capteur.

a1(Tm-Ta) – a2 (Tm-Ta)² est l’ensemble des pertes thermiques .

Nous avons donc P = (n0 x H) – ( a1(Tm-Ta) – a2 (Tm-Ta)² )

où n = P/H
ainsi: n = (n0 x H) – ( a1(Tm-Ta) – a2 (Tm-Ta)² ) / H
soit : n = n0 – (a1(Tm-Ta))/H – (a2(Tm-Ta)²)/H
=> n = n0 – a1 . (Tm-Ta / H) – a2 . H . (Tm-Ta / H)² ou

n = n0 – a1 . (DT / H) – a2 . H . (DT / H)²
Article Wikipedia sur « Capteur solaire thermique »

Pour une installation réussie…

L’inclinaison des panneaux:
La hauteur du soleil dans le ciel est différente en été et en hiver.
Lorsque l’on cherche à faire du « chauffage solaire », on veut pouvoir bénéficier d’un maximum de rayonnement solaire en hiver. Ainsi pour les installations de chauffage solaire, il est important d’aller chercher l’inclinaison qui permette une bonne réception du flux solaire en hiver et offre une inclinaison suffisante en été pour les simples besoins d’eau chaude sanitaire. L’inclinaison doit être comprise entre 45° et 70° en s’autorisant (contraintes à évaluer) une inclinaison à 90° (verticale, pose sur mur par exemple). Une inclinaison inférieure à 40° doit être proscrite.
Lorsque l’on cherche ) faire de ‘l’eau chaude solaire », étant donné que les besoins sont quasiment constants toute l’année, l’inclinaison n’est pas un facteur déterminant. Une installation de chauffe eau solaire fonctionne très bien avec une inclinaison comprise entre 15° et 90° avec une préférence pour une inclinaison de 45°.

L’orientation des panneaux:
Le Soleil effectue sa course de l’Est vers l’Ouest, en passant par son Zénith au Sud. Les heures efficaces pour exploiter correctement le rayonnement solaire (la chaleur) sont celles les plus proches de midi solaire (13h00 en hiver et 14h00 en été). 80% de l’énergie thermique de la journée se situe entre 11h00 et 15h00 en hiver et entre 11h00 et 17h00 en été. Nous voyons donc que pour faire du chauffage solaire la fenetre de récupération est plus faible que pour faire de l’eau chaude solaire. Retenez dans les deux cas que l’orientation « plein Sud » est toujours préférable avec une tolérance de plus ou moins 15° pour faire du chauffage et une tolérance de plus ou moins 45° pour faire de l’eau chaude sont des conditions maximales et qu’il n’est pas concevable (à moins de dégrader significativement les performances) de s’autoriser des tolérances au delà de ces chiffres.

Le choix de la technologie de panneaux solaires:
Il existe 2 principales technologies de capteurs solaires thermiques à fluide: Les capteurs plans et les capteurs à tubes sous vide.
Pour des installations de chauffage d’habitat et/ou de chauffage de l’eau chaude sanitaire, c’est la technologie des capteurs plans qui est la plus adaptée. Les capteurs à tubes sous vide étant réservés à des applications spécifiques telles la productions de vapeur ou de froid (climatisation).

La productivité:
C’est le rapport entre la quantité d’énergie solaire produite et la surface de panneaux installée. Pour qu’une installation soit bien dimensionnée, il faut que cette productivité soit la meilleure possible c’est à dire que la surface de panneaux ne soit :
– ni trop faible car dans ce cas là on n’assurait qu’une petite partie des besoins d’ECS.
– ni trop élevée car au-delà d’un certain seuil, augmenter la surface de panneaux n’augmente que très peu la production solaire.
Une installation « correcte » peut prétendre à une productivité de plus de 600kWh/an/m² de capteur solaire (surface hors tout) alors qu’une installation mal dimensionnée avec des matériels non performants ou non adaptés « fonctionne » malgré tout avec une productivité d’environ 200kWh/an/m².

Les phénomènes de « surchauffe l’été »:
Pour éviter ces phénomènes, il est nécessaire de respecter inclinaison et orientation appropriées, de veiller à ce que l’installation soit correctement dimensionnée avec la bonne technologie de capteurs solaires et que les éléments de sécurité soient présents aux bons endroits. En respectant ces conseils, la « surchauffe » n’existe pas. Tout au plus, en cas d’arrêt de l’installation (stocks pleins) les capteurs réagiront comme tout corps placé en plein Soleil: Ils monteront en température jusqu’à un seuil limite d’environ 200°C, le fluide caloporteur se vaporisera pour ne laisser qu’environ 2g de fluide dans chaque capteur et l’installation attendra tranquillement que le Soleil se couche pour de nouveau être opérationnelle.

Combien coute le Watt produit ?

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Ou comment choisir de manière objective son capteur solaire thermique?

Comme dans beaucoup de domaines, une des notions fondamentales, en solaire thermique, également, cʼest de quantifier lʼénergie transmise par un équipement, au regard de lʼénergie primaire initiale quʼon lui a donné. Par exemple, avant lʼachat dʼun véhicule, beaucoup se préoccupent de savoir combien de kilomètres nous pourrons parcourir avec un plein et … quel est le volume du plein!
A qualité de véhicule identique (même confort, même esthétisme, …) il est crucial de vérifier si les parcours de référence (100km en cycle urbain, route et mixte) se feront avec 3, 4, 5, 6 ou … 10 litres de carburant.
En solaire thermique, nous avons nous aussi des «références». Une des références essentielles est de savoir quelle sera la puissance récupérée (gratuite) par rapport à lʼinvestissement initial (non gratuit).
En quelque sorte, dans notre cas, il faut essayer de déterminer le prix de la «gratuité». Combien vais-je récupéré dʼénergie avec mon investissement initial?
Les capteurs solaires thermiques ne sont pas tous au même prix, nʼont pas une surface identique, nʼont pas tous la même technologie ni les mêmes performances.
Alors? Nous allons essayer dʼapprendre à évaluer les performances des matériels proposés à la vente, avant de lʼacheter.

Pourquoi des capteurs solaires plans ?

Il existe 2 principaux types de capteurs solaires thermiques:
Les capteurs plans et les capteurs à tubes sous vide.
Wikipédia publie un article très complet sur ces technologies que nous vous conseillons de parcourir.

Ces dernières années, l’amalgamme a été levé sur « DT » et « Performances ».
Ainsi, le graphique ci dessous reprend les caractéristiques des capteurs solaires (rendement en fonction du DT) pour mettre en évidence la supériorité dans la plage d’usage (de 0°C de DT à 50°C de DT) des capteurs plans:

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Ce graphique permet de visualiser rapidement que les performances attendues d’un capteur à tubes sous vide (surface violette) sont systématiquement moins bonnes qu’un capteur plan (surface orange) et ceci sur toute la plage de température de fonctionnement.

Pour produire de l’eau chaude sanitaire (60°C), le DT maximum, en France, en été sera de 40°C et en hiver sera de … 40°C.
Ex: 70°C dans le capteur permet d’avoir une température de fluide de .. 70°C en entrée d’échangeur soit donc environ 60°C dans le ballon.
Un système correctement dimensionné permettra de couvrir 100% des besoins d’ECS en été (ballon à 60°C) sachant que l’hiver, le système fera … ce qu’il peut!
En été, en pleine après midi, il nous atteignons facilement les 25 à 30°C.
Soit donc: 70°C-30°C=40°C et ceci lorsque le système est plein.
Mais lorsque le ballon est « froid », c’est à dire que l’eau dans le ballon a une température inférieure à 40°C, c’est là que nous avons besoin de récupérer de l’énergie.
Et donc, à ce moment, là, le capteur à une température de 50°C ou moins.
Dans ce cas: 60°C-25°C=35°C

Le petit matin, lorsque le ballon est froid (toute la famille a tiré de l’eau chaude), la température extérieure n’est pas au dessus des 20°C alors que dans le ballon, l’eau est à 15°C (30°C dans le capteur).
Dans ce cas: 30°C-15°C=15°C

Dans tous les cas, le capteur plan est à son meilleur avantage!

Le graphique a été réalisé à partir d'un tableau regroupant les caractéristiques des principaux comportements de capteurs solaires thermiques. Les données techniques (n0, a1 et a2) ont été extraites des rapports de laboratoires détaillés dans le document. Des corrections peuvent être apportées par les fabricants concernés par simple email.

Les avantages de l’installation solaire thermique

Les avantages économiques

Les avantages économiques d’une installation de panneaux solaires thermiques

Un chauffe-eau solaire présente plusieurs avantages :
– C’est écologique,
– C’est économique.

Par rapport à un chauffe-eau normal, un chauffe-eau solaire vous permet de réaliser des économies d’énergies et donc des économies tout court. C’est un choix qui respecte la nature et fait du bien à votre porte-feuille!

Un chauffe-eau solaire n’est pas uniquement un moyen de réaliser des économies mais aussi une manière plus écologique d’obtenir un chauffage de votre eau sanitaire.
En effet, de nos jours, la population mondiale ne cesse d’augmenter, et par conséquent, les émissions de CO2 aussi.
Selon une étude, l’émission de gaz à effet de serre d’un ménage représenterait l’équivalent de 16,7 tonnes de CO2 chaque année et on considère que l’utilisation d’un chauffe-eau solaire pourrait réduire ces émissions d’à peu près 7%.
L’avantage d’utiliser de tels systèmes de chauffage s’inscrit dans le développement durable.

Opter pour le chauffage solaire permet de diminuer la consommation de combustibles contribuant à l’effet de serre.

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Les avantages de l’auto-construction

Pourquoi fabriquer un chauffe-eau solaire en autoconstruction?

Fabriquer un chauffe-eau solaire en autoconstruction présente plusieurs avantages :
– C’est encore plus économique,
– C’est instructif,
– Cela vous donne l’expérience nécessaire pour éventuellement poursuivre vers une installation solaire de chauffage!

Vous évitez ainsi de passer par un constructeur et dépensez trois fois moins que si vous faisiez poser votre chauffe-eau solaire par un installateur. Si vous êtes bricoleur, construire un chauffe-eau solaire sera même une source de divertissement !
L’utilisation de l’énergie solaire est, sans aucun doute, une très bonne façon d’économiser de l’argent.

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Le solaire thermique et le labet « BBC »

les exigences de la RT2012 qui seront à respecter.

Selon l’arrêté du 26/10/2010 et le décret n°2010-1269 du 26/10/2010, le maitre d’ouvrage devra opter pour l’une des solutions en énergie renouvelable suivantes:
– produire l’eau chaude sanitaire à partir d’un système de production d’eau chaude sanitaire solaire thermique, doté de capteurs solaires disposant d’une certification CSTBat ou Solar Keymark ou équivalente. Le logement est équipé a minima de 2 m² de capteurs solaires permettant d’assurer la production d’eau chaude sanitaire, d’orientation sud et d’inclinaison entre 20° et 60° ;
– être raccordé à un réseau de chaleur alimenté à plus de 50 % par une énergie renouvelable ou de récupération ;
– démontrer que la contribution des énergies renouvelables au Cep du bâtiment, notée à l’aide du coefficient AEPENR, calculé selon la méthode de calcul Th-BCE 2012 approuvée par un arrêté du ministre chargé de la construction et de l’habitation et du ministre chargé de l’énergie, est supérieure ou égale à 5 kWhEP/(m².an).

En alternative aux solutions décrites aux trois précédents alinéas du présent article, le maître d’ouvrage peut :
– recourir à une production d’eau chaude sanitaire assurée par un appareil électrique individuel de production d’eau chaude sanitaire thermodynamique, ayant un coefficient de performance supérieur à 2, selon le référentiel de la norme d’essai prEN 16147 ;
– recourir à une production de chauffage et/ou d’eau chaude sanitaire assurée par une chaudière à micro-cogénération à combustible liquide ou gazeux, dont le rendement thermique à pleine charge est supérieur à 90 % sur PCI, le rendement thermique à charge partielle est supérieur à 90 % sur PCI et dont le rendement électrique est supérieur à 10 % sur PCI. Les rendements thermiques sont mesurés dans les mêmes conditions que les normes en vigueur pour les chaudières à condensation (chaudières étanches au gaz : EN 483 et EN 677, chaudières non étanches au gaz : EN 297 et EN 677, chaudières étanches au fioul : XPD 35430 et EN 15035, chaudières non étanches au fioul : XPD 35340 et EN 303).
Le rendement électrique est mesuré sur un cycle de fonctionnement de 30 min ― départ arrêté ― et pour une température moyenne d’eau de 40 °C, incluant la consommation électrique de la chaudière (hors pompe).